Sale role pour le Premier Ministre il doit annoncer l'austérité

Pour ne pas dépasser les 3% de déficit budgétaire en 2017, le gouvernement va devoir remettre en cause certains allègements fiscaux promis par le candidat Macron. Nous héritons donc d'un dérapage de plus de 8 milliards d'euros. C'est inacceptable." Pourtant Mr Philippe était au courant du budget de l'Etat puisque il à été débattu à l'Assemblée Nationale à moins que ce jour là le Député Philippe brillait par son absence.En recevant l'audit de la Cour des comptes jeudi dernier, le Premier ministre Édouard Philippe s'est réveillé et choisi la dramatisation.Tout ça pour nous dire que si le programme de campagne du canditat Macron ne peut etre mis en place dans l'immédiat c 'est la faute du gouvernement d'avant. Donc il va nous annoncer de l'austérité, et on peut supposer que rien ne changera pendant le quiquénnat. Si l'écart entre la prévision de déficit budgétaire du gouvernement précédent et le chiffre de 3,2% avancé par les magistrats de la rue Cambon correspond bien à 0,4 points de PIB, c'est à dire entre 8 et 9 milliards d'euros, la somme qui risque de manquer pour boucler le budget 2017 en conformité avec les normes européennes est moindre.Le programme d'En Marche! se donne en effet pour objectif un "déficit ne dépassant pas 3 % dès 2017", un objectif bruxello-compatible un peu moins ambitieux que les 2,8% visés par Christian Eckert et Michel Sapin. Restent donc, pour l'année en cours, quelque 4,5 milliards à trouver pour arriver à 3%.

L'objectif des 3% pas si éloigné en 2017

Édouard Philippe a d'ores et déjà annoncé "des mesures d'économies", sans en dire plus.Avec un peu de chances on en saura un peu plus lorsqe il prendra la parole à l'Assemblée Nationale Sur la somme manquante, il faut noter que 2,3 milliards doivent servir à recapitaliser Areva, le champion du nucléaire français dont EDF s'apprête à faire l'acquisition.Ok nous allons dépenser quelques milliards mais le déficit ne sera pas deu meme montant puisque il faudra rentrer une partie dans le patrimoine de l'Etat . Cette perte on peut très bien la compenser par la vente d'autres participations de l'Etat dans des entreprises où sa présence est moins nécessaire. Aéroports de Paris, Renault ou Orange sont régulièrement cités. Ce qui réduirait les économies à faire sur la dépense publique proprement dite à moins de deux milliards d'euros. Un objectif qui n'est pas hors de portée, d'autant que la somme s'amenuiserait si la croissance dépassait les 1,5% escomptés dans la loi de finances.

Une situation plus tendue en 2018

En revanche, l'équation 2018 est de loin plus compliquée.Là on ne pourras plus incriminer l'ancien gouvernement quoique ils y en aura tojours qui le feront. Les mesures coûteuses et emblématiques du quinquennat Macron doivent commencer à prendre effet le 1er janvier prochain: exonération de la taxe d'habitation pour 80% des ménages, baisse de l'impôt sur les sociétés, recentrage de l'ISF sur la fortune immobilière, prélèvement forfaitaire de 30% sur les revenus du capital, transformation du CICE ( crédit d'impot pour la compétitivité et l'emploi) en baisse de charges pérenne. Alors que le déficit public 2018 doit atteindre 2,3% selon le programme de stabilité 2017-2020 transmis aux autorités européennes en avril dernier. C'est à ce sujet que les déclarations d'Édouard Philippe seront le plus attentivement disséquées. Moins de pression fiscale pour stimuler la croissance, c'est l'un des mantras du gouvernement. Pour boucler son budget, Édouard Philippe pourrait donc vouloir spécifiquement resserrer la vis sur la dépense publique. Il a un allié avec la Cour des comptes qui liste une série de raisons pour lesquelles elle devrait augmenteren 2018: montée en puissance de l'accord sur la revalorisation des salaires des fonctionnaires, hausse de la contribution au budget de l'Union européenne, financement de la lutte anti-terroriste, ou encore début d'une remontée des taux d'intérêts qui va alourdir la charge de la dette. Une accumulation qui va demander "un effort d'économie sans précédent", selon la rue Cambon.

Alerte sur les dépenses publiques

De quoi voir le programme d'Emmanuel Macron se fracasser contre un mur? Il risque au moins de marquer le pas. D'après Les Echos, le gouvernement a renoncé à pérenniser dès 2018 le CICE, ce qui lui aurait coûté 20 milliards d'euros. La réforme de l'ISF, dont le coût est estimé à 2 milliards d'euros, pourrait être reportée, ainsi que la réforme de la fiscalité du capital. Seules seraient maintenues la réforme de la taxe d'habitation et la baisse de l'impôt sur les sociétés. Un geste pour les ménages, un autre pour les entreprises.Quant aux fonctionnaires, ils savent à quoi s'en tenir. Le nouveau gel de leur point d'indice, annoncé par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin le jour même où l'audit de la Cour était rendu public, doit renflouer le budget 2018 de deux milliards d'euros. La Cour a d'autres suggestions les concernant: réduction de leur nombre et augmentation de la durée effective de travail, par exemple. Rappelant que les dépenses publiques représentent en France 56,2% du PIB, contre 46,6% en moyenne dans l'Union européenne, elle demande qu'elles soient maîtrisées, alors que depuis dix ans "les résultats n'ont pas été au rendez-vous.""Au nom d'un soi-disant dérapage qui n'est pas encore avéré, on annule ou on reporte déjà des mesures, je trouve cela curieux".Comme le fait d'annocer en mai que le budget de l'année en cours est faux. On sait si un budget est bon ou mauvais en fin d'exercice. C'est vrai que j'oubliais que vous aussi Mr Le Premier Ministre vous sortez de la boite à mensonges (ENA)