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BIENTOT UN DIVORCE A L'ELYSEE ATTENTION BRIGITTE UN JEUNETTE ARRIVE.

 

Mercredi à 17 heures Le Président Macron reçoit Rihanna à l’Élysée soit disant pour parler éducation pour » l'association fonds pour l'éducation «  mais il aura déjà reçu pour la même cause Bono le chanteur de U2 . Je pense que Rihanna à d'autre arguments à faire valoir que Bono.

On peut penser que de voir une jeune personne de 29 ans, il y a une différence avec une personne de 64 ans. C'est pour cette raison, je pense que Brigitte Macron devrait se méfier, maintenant que son élève est au pouvoir et qu'il entend faire ce qu 'il veut sans se soucier des autres car elle pourrait vite être remplacée. Et puis qui peut dire que Muriel Pénicaud, elle qui s'est chargée du voyage de Mr Macron à Las Végas en 2016, vu le prix exorbitant du voyage : plus de 381000€ dont 100000€ rien que d’hôtel. N'avait elle pas prévu déjà une rencontre entre eux ? Dans ce gouvernement, il y a tellement de mensonges et aucune transparence, on peut se poser toutes les questions.Affaire à suivre .

 

 

MACRON VEUT LA MORT « DES GENS QUI NE SONT RIEN »

 

Notre président pense que beaucoup de français son « illettrés » il ne peut pas me contredire ce sont ses propres paroles qu'il avait dit dans le Finistère aux abattoirs Gad. C'est pour cela que vous en profitez : hausse de la CSG , aucune compensation pour les retraités ou pour ceux qui n'ont pas de travail, Diminution de 5€ des allocations personnalisées au logement,(APL), des allocations logement familiales,(ALF), des allocations de logements sociales (ALS) soit un total de 6,5 millions de français seront touchés.

Si on en croit l'INSEE, 75% de la population qui fume sont des personnes que vous considérez comme « des gens qui ne sont rien) prenons le cas d'un retraité qui touche 1150€ de pension ( ce qui représente en gros le SMIC)

Il va perdre 5€ s'il a droit à l'ALP, plus 1,7% CSG soit 19,55€ si en plus il fume ( Je prends la moyenne de l'INSEE 20 cigarettes par jour) donc un paquet 3€ x 30 jours : cela fait 90€ donc au total il perd 114 ,55€ par mois,

Vous allez me dire qu'il devrait arrêter de fumer ; un peu la même réflexion que vous avez fait à Lunel à deux grévistes «  vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleur façon de se payer un costard c'est de travailler » ils ne demandaient que ça.

Ce qui est le plus désolant et le plus dégoutant dans les propos de Matignon, c'est de dire que la diminution de 5€ est l’œuvre de l'ancien gouvernement : je ne veux pas dire qu'il est illettré mais je pense qu'il a une facilité déconcertante à déformer ce qu'il lit. Il était bien prévu une baisse des allocations de 5€ mais pour ceux qui touchent 3000€ par mois : sacré différence .

 

 

Quand la prime de 3.000 euros promise aux professeurs allant exercer dans les quartiers les plus défavorisés (REP+)



Jean Michel Blanquer le ministre de l'éducation nationale prévoit dès la rentrée dans 2500 classes prioritaires deux maîtres par classe : bien les classes seront moins surchargées mais pour cela il faut qu'il embauche 1250 enseignants, de plus un peu en contradiction avec votre programme où vous avancez une diminution de 120 000 fonctionnaires.

En plus dans le secondaire il veut rétablir 1200 classes bilingues donc des professeurs en plus.

Je ne suis pas contre, il y a des bonnes choses, mais seront elles mises en place ? Ou cela fera t'il comme la prime de 3000 euros promise aux professeurs allant dans les quartiers les plus défavorisés (REP+). Certains journalistes disent que vous avez mis le frein à main sur cette prime : personnellement je pense que vous avez mis les deux pieds sur le frein et que vous êtes pas loin de passer la marche arrière.

 

L'avantage avec vous ou votre gouvernement, vu les anneries que vous dites et les conneries que vous faites, nous aurons toujours quelque chose à écrire.

 

 

 

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HOMMAGE AU GENERAL DE VILLERS DE LA PART D'UN ANTIMILITARISTE

Après la charge de Castaner contre Villiers, la polémique repart de plus belle

Le porte-parole du gouvernement n'a pas mâché ses mots contre le général Pierre de Villiers, qu'il accuse d'avoir «mis en scène sa démission»

«Le chef d'état-major a été déloyal dans sa communication, il a mis en scène sa démission», déplore Castaner. Manifestement, la lettre d'adieu du général sur Facebook, ainsi que la teneur de son communiqué de départ, n'ont pas été appréciés. L'exécutif avait demandé au général de patienter en silence pendant deux jours avant de rendre public sa décision, afin de lui trouver un remplaçant. Le nom de François Lecointre a été officialisé le mercredi 19 juillet, en conseil des ministres.

Mr Castaner veut essayer de nous faire croire que le Général De Villiers n'a pas suivi les recommandations de l'Elysée . On ne peut que lui donner raison d'accord le président de la république est le chef des armées je veux bien reconnaitre qu'il est cultivé mais question intelligence et diplomatie ça laisse franchement à désirer. Il voulais remplacer le chef des armées par un un homme proche de ses idées c'est fait . Attention que cela ne devienne pas une chasse aux sorcières . Notre président n'a pas le courage de renvoyer les personnes qui ne suivent pas ses idéés il à maintes fois critiquer Ergodan le président de la Turquie quand ce dernier à fait une purge dans son pays après le coup d'Etat avorté mais si en France nous n'avons pas eu encore un coup d'Etat la puge politique est dèja commencé

«Le départ de Pierre de Villiers n'a rien à voir avec son audition par la commission de la Défense, le 12 juillet, même si Pierre de Villiers aurait pu s'imaginer que ses propos allaient fuiter, à moins de manquer d'expérience», a confié le porte-parole du gouvernement. Et d'ajouter: «C'est son comportement qui a été inacceptable. On n'a jamais vu un chef d'état-major s'exprimer via un blog, ou faire du off avec des journalistes ou interpeller les candidats pendant la présidentielle, comme cela a été le cas. Il s'est comporté en poète revendicatif. On aurait aimé entendre sa vision stratégique et capacitaire plus que ses commentaires budgétaires»

Mr Castaner vous prenez les français pour quoi? Vous parler du manque d'expérience de Mr De Villiers, ce qui est triste vous ne parler pas du manque d'expérience des Députés de votre mouvement entre le président de l'Assemblée qui se permet de dire qu'un tel fait chier, une autre qui ne sais pas qu'elle n'a pas fermé son micro et qui se demande si ses collègue dorment ou quoi? Une autre qui publie que depuis qu'elle est élue elle mange des petits fours et qu'elle serre la main de plein de persionnes ou est le manque d'expérience?

Le Général de Villiers n'est jamais sorti de son devoir de réserve malgré que vous soutenez le contraire . Macron à beau dire qu'en 2018 le budget de la défense va augmenter de plus de 2 milliards je ne vois pas où et comment il va les trouver en ponctionnant ses citoyens? Qu'il est au moins la décence de le dire franchement.

Vous avez sanctioné un homme car il a eu le courage de vous dire que vous faisiez une erreur si dans quelque temps je ne le souhaite pas il y a un attentat comment allez vous réagir? Et meme dans le cas ou par chance nous n'aurions aucun attentat la baisse de budget de l'armée signifie combien de mort à l'étranger dans les confits ou nous sommes engagés

Alors n'oublié pas le proverbe qui dit qu'il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.

Général De Villiers je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour la France. Pourtant je suis un antimilitariste

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Etats généraux de l'alimentation

Etats généraux de l'alimentation

12les français au bout de cinq ans de macronisme.

 

Le ministre de l'Agriculture, Jacques Mézard, a déclaré mardi « Le niveau des prix n'est pas àl'heure actuelle à un niveau suffisant »,,à l'issue d'une rencontre avec le président de la Fédération des producteurs de lait, Thierry Roquefeuil, alors que les producteurs de lait ont manifesté dans toute la France mardi pour réclamer une revalorisation des prix.

Le ministre a ajouté que « la question du prix payé, du juste prix, sera traitée en priorité » lors des prochains états généraux de l'alimentation.

Sur fond d'envolée des cours mondiaux de produits comme le beurre, les producteurs de lait français ont repris leur mobilisation cette semaine pour demander une revalorisation des prix et de leurs revenus, renvoyant dos à dos transformateurs et distributeurs. 

Onze ministères impliqués et pilotés par celui de l'Agriculture, des ONG et des syndicats, une myriade d'élus et d'experts, une consultation publique par internet, une série de 14 ateliers thématiques qui se déclineront jusqu'en novembre, un discours d'introduction par le premier ministre avec le président en clôture (finalement annulé pour cause de déplacement à Istres pour tenter d'éviter une crise dans l'Armée) Le programme des Etat généraux de l'alimentation n'a rien à envier au grand raout du Grenelle de l'Environnement de 2007.

 

l'enjeu est de mettre un terme à la crise lancinante des prix qui étranglent les paysans, favoriser une chaîne de production durable et équitable, permettre une consommation plus saine et plus respectueuse de l'environnement tout en s'assurant qu'elle demeure accessible au plus grand nombre

Si chacun des acteurs impliqués convient qu'il faut changer le système actuel, le risque d'un dialogue de sourds entre agriculteurs et distributeurs, écologistes et producteurs, acteurs institutionnels et multinationales n'est pas à exclure

Nicolas Hulot se veut optimiste même s'il convient qu'une solution capable de mettre tout le monde d'accord relève du fantasme. "Je fais un rêve: que les Etats généraux de l'alimentation permettent de combiner tous les points de vue"

Un optimisme de volonté en partie partagé par la patronne de la FNSEA Christiane Lambert. "Il y a aujourd'hui un alignement des planètes avec des acteurs économiques qui reconnaissent que le contexte ne peut plus durer", assure la présidente du principal syndicat agricole. L'an dernier, la moitié des agriculteurs ont gagné moins de 350 euros par mois, selon la MSA, la Sécurité sociale des agriculteurs. la conséquence d'une guerre des prix imposée par la grande distribution qui elle aussi perd des plumes dans la course au toujours moins cher.


Je n'ai ni la prétention, ni la naïveté de faire table rase du passé. Je pense simplement qu'une discussion, franche, directe, difficile mais honnête vaut mieux que de mauvais compromis noués sur fond de défiance", a plaidé de son côté le premier ministre Edouard Philippe dans son discours d'introduction.

Entre un ministres de l'agriculture qui n'a aucun pouvoir sans la bénédiction de Jupiter qui est entrain de régler la crise des Armées qu'il a lui même allumé et un premier ministre qui raconte n'importe quoi si je reprends ses paroles «  Je pense simplement qu'une discussion, franche, directe, difficile mais honnête vaut mieux que de mauvais compromis noués sur fond de défiance", »

 

C'est du foutage de gueule à quoi serviront vos états généraux. Temps que l'Europe n'aura pas un SMIC universel et ne taxera pas les produits d'importations des autres pays rien de ce que vous déciderez ne pourras tenir la route. Bien sur vous allez obtenir pour les agriculteurs des prêts de l'Union Européenne mais c'est pas ça que demande ils ne veulent pas d'assistanat Ils veulent simplement vivre de leur travail .

Qu'on m'explique qu'avec une retraite de 1200€ moins 1,7% de CSG c'est certain on ira pas regarder la provenance de tel ou tel légumes mais le prix nous somme made in France quand notre porte monnaie le permet. Sinon nous sommes made international.

 

Comment les agriculteurs peuvent ils concurencer des pays comme l'Espagne ou le taux de main d'oeuvre est la moitié de celui de la France et si on prend le Maroc qui est aussi un pays qui exporte le plus de denrée alimentaire le SMIC est 6 fois moins élevé.

 

Comme 90% des français je fais parti des gens qui ne sont rien donc de ce fait je ne peut pas faire comme l'Etat avoir un déficit à ma banque de 3,5% dommage. Il faudrait un jour si vous en avez le courage Monsieur le Président descendre de votre pied d'estale et d'essayer de vivre la vie des gens qui ne sont rien comme vos l'avez dit peut être si vous êtes pas trop bête vous comprendrez 

 

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ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE TENZIN DELEK RINPOCHE

 

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 Anniversaire de la mort de Tenzin Delek Rinpoche,prisonnier politique tibétain.

La Chine  l’a laissé mourir  » à petit feu » en prison, en le torturant et en refusant de lui porter des soins pour de graves problèmes médicaux .
Tenzin Delek Rinpoché est mort hier dimanche 12 Juillet 2015 dans une prison chinoise, située à l’ est du Tibet .
Les autorités chinoises refusent de rendre le corp de Tenzin Delek Rinpoche à sa famille pour les rituels … 
Pékin est seul responsable de la mort de Tenzin Delek Rimpoché .

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La Chine  l’a laissé mourir  » à petit feu » en prison, en le torturant et en refusant de lui porter des soins pour de graves problèmes médicaux .
Tenzin Delek Rinpoché est mort hier dimanche 12 Juillet 2015 dans une prison chinoise, située à l’ est du Tibet .
Les autorités chinoises refusent de rendre le corp de Tenzin Delek Rinpoche à sa famille pour les rituels … 
Pékin est seul responsable de la mort de Tenzin Delek Rimpoché .

Le Sommet de Genève pour les droits de l’homme et la démocratie est coparrainé par 25 ONG du monde entier œuvrant pour la défense des droits de l’homme. Cette conférence annuelle s’appuie sur la réussite et la dynamique des précédentes rencontres, largement plébiscitées  par la communauté internationale des droits de l’homme.

Aux côtés de Nyima pour le Tibet, d’autres intervenants sont venus représenter Cuba, l’Iran, la Corée du nord, la Russie et le Vietnam entre autres.

Mr Hillel Neuer, Directeur général de UN Watch a déclaré que certains des « héros des droits de l’homme de l’ONU » les plus respectés étaient réunis pour témoigner de leurs combats personnels pour les droits de l’homme, la démocratie et la liberté.

Nyima Lhamo a ému les quelques 300 participants, dont des diplomates des Nations unies et des ONG des droits de l’homme, en relatant des anecdotes personnelles sur sa vie au Tibet, et en expliquant pourquoi elle risquait sa propre vie, ainsi que la sécurité de sa mère vieillissante et de sa fille de six ans pour raconter l’histoire de son oncle Tenzin Delek Rinpoche, chef spirituel tibétain décédé des suites de tortures, et de problèmes de santé dans des circonstances suspectes à l’intérieur d’une prison chinoise au Tibet.

Nyima Lhamo a confié que les seuls crimes de son oncle étaient la confiance qu’il portait à  Sa Sainteté le Dalaï Lama, la reconnaissance dont il jouissait au sein de la communauté et son travail de défenseur de l’environnement et de la justice sociale.

Elle a ensuite ajouté : « Au cours de son incarcération, mon oncle nous faisait secrètement parvenir des messages enregistrés nous incitant à cesser de faire du mal aux êtres sensibles, même aux petits insectes comme les fourmis. Il a avoué que ‘l’idée de nuire aux autres ne lui avait jamais traversé l’esprit’. C’était un homme de principe qui plaçait le bien-être des Tibétains avant ses intérêts propres. »

Nyima Lhamo a révélé comment son oncle avait été soumis à la torture. « Pendant son incarcération, mon oncle a raconté son expérience de la torture en prison. Il a confié à ma mère qu’il était soumis à de graves tortures qui lui faisaient perdre connaissance. Les responsables de la prison l’ont battu à maintes reprises, et ont tourné en ridicule son titre de ‘chef spirituel’, lui demandant de faire la preuve de sa force spirituelle en déviant les coups. »

Pendant le récit des évènements qui ont conduit à l’arrestation arbitraire de son oncle sur la base de fausses accusations, à sa détention et à sa mort mystérieuse en prison, Nyima Lhamo a déclaré : « Je suis là aujourd’hui devant vous dans l’espoir que la communauté internationale qui défend les droits de l’homme, la liberté et la justice fera en sorte que ce que la Chine a fait subir à mon oncle n’arrivera pas à d’autres Tibétains innocents ou à quiconque dans ce monde. »

« Il y a eu déni de justice de la part des autorités chinoises dans de nombreux cas, notamment celui de mon oncle Tenzin Delek Rinpoche. On lui a refusé un procès équitable et une libération conditionnelle pour raisons médicales. Il a fini par mourir dans des circonstances mystérieuses, et même après sa mort, on lui a refusé la possibilité de recevoir les rites bouddhistes. Nous avons, par conséquent, toutes les raisons de croire qu’il a été empoisonné. »

Nyima Lhamo a conclu avec ses mots : « La Chine espère que le cas de mon oncle tombe dans l’oubli. Mais moi je refuse d’accepter les injustices qui nous sont infligées, et à l’âge de 26 ans, j’ai pris la décision la plus importante et la plus courageuse de ma vie : quitter le Tibet et m’exiler afin d’obtenir justice pour mon oncle. »

 » Quels que puissent être les défis à relever, je suis déterminée à obtenir l’ouverture d’une enquête dans le cas de mon oncle. »

« Je me tiens devant vous aujourd’hui dans l’espoir que la communauté internationale qui défend les droits de l’homme, la liberté et la justice mènera une enquête approfondie et fera pression sur la Chine pour qu’elle lève le voile sur les circonstances qui ont conduit à la mort de mon oncle en prison ».

« Aucun pays, pas même la Chine, ne résiste à la pression internationale. Par conséquent, seule cette pression internationale peut obliger la Chine à répondre des graves violations des droits de l’homme commises au Tibet. »

« Pour terminer, je crois sincèrement qu’une résolution pacifique de la question du Tibet fera progresser le respect du droit international en matière de droits de l’homme et de dignité humaine. »

L’invasion du Tibet par la Chine communiste a commencé en 1949. Pékin appelle cela une « libération pacifique ». Depuis cette époque, plus d’1,2 millions de Tibétains sur une population de 6 millions ont été tués, plus de 6000 monastères ont été détruits – les Tibétains ont subi au Tibet meurtres, viols, emprisonnements arbitraires, tortures et traitements cruels, inhumains et dégradants. Mais Pékin continue à prétendre que « la Chine a ‘libéré pacifiquement’ le Tibet, et que les Tibétains vivent dans un « paradis socialiste maoïste. »

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Paquet à 10 euros, vache à lait fiscale

VACHE

Paquet à 10 euros, vache à lait fiscale

Il apparaît totalement fallacieux de brandir l’argument de la santé publique pour justifier la hausse du paquet de cigarettes à 10 euros, comme le nouveau gouvernement se plait à le faire.

Depuis le début des années 1990, où le paquet de cigarette était vendu en moyenne 1,5 euro, les Français ont connu plusieurs hausses successives, si bien que le prix moyen d’un paquet de cigarettes est désormais fixé à 7 euros. Ce dernier est ainsi plus élevé que celui de la plupart des autres pays de l’UE.

En effet, le prix moyen d’un paquet de cigarettes s’élève à environ 5 euros en Espagne, en Italie, en Autriche, au Luxembourg et au Portugal et à environ 6 euros en Allemagne, en Belgique et en Suède.

Seuls 2 pays de l’UE pratiquent un prix moyen plus élevé que celui de la France : le Royaume-Uni et l’Irlande, où le prix moyen du paquet de cigarettes avoisine les 10 euros

Le paquet de cigarettes est surfiscalisé et génère d’importantes recettes fiscales

Plus de 80% du prix du paquet de cigarettes correspond à des taxes (droits d’accises et TVA), ce qui représente environ 5,6 euros pour un paquet à 7 euros.

Par suite, une hausse de ce dernier devrait logiquement générer une hausse des taxes sur le tabac perçus par l’État. Cette analyse ne vaut cependant que sous réserve que les ventes restent constantes.


Or, celles-ci ont une propension à diminuer lorsque le prix augmente. Ainsi, de 2000 à 2016, le prix du paquet de tabac a plus que doublé (+118%), ce qui a divisé par deux les ventes1 (-45%), selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies.

Il en résulte que les recettes annuelles de taxes sur le tabac, hors TVA, sont restées relativement constantes, depuis 2011, à environ ,11 milliards d'euros en dépit des fortes hausses enregistrées.

Il faut distinguer la baisse des ventes de celle de la consommation de cigarettes

D’aucuns pourraient considérer que la baisse des ventes de paquet de cigarettes entraîne naturellement une baisse de la consommation ; c’est d’ailleurs l’argument de santé publique avancé systématiquement par la classe politique pour justifier la hausse du paquet de cigarettes.

Or, cela n’est pas le cas. La hausse du prix du paquet de cigarettes entraîne certes une baisse des ventes chez les buralistes, mais en pratique elle conduit à un développement des phénomènes de contrebande et de contrefaçon. En conséquence, les ventes diminuent mais pas la consommation.

Une étude récente de KPMG révèle que la contrebande et la contrefaçon s’inscrivent comme des phénomènes de substitution très répandus dans l’UE : les cigarettes illégales, estimées à 53 milliards d’unités, représentent en effet 9,8% de la consommation globale dans l’UE, ce qui correspond à une perte annuelle de recettes fiscales de l’ordre de 11 milliards d’euros.

De surcroît, cette étude met en évidence quela France se classe numéro 1 de la contrebande et de la contrefaçon dans l’UE. Concrètement et en volume sur 2015, 9 milliards de cigarettes consommées proviennent de la contrebande et de la contrefaçon, et 7,7 milliards de cigarettes proviennent des ventes non domestiques légales (aux frontières et dans des duty-free à l’étranger) ; cela fait donc au total 16,7 milliards de cigarettes qui sont achetées en dehors du réseau officiel des buralistes. Ce marché parallèle représenterait 27,1% de la consommation de cigarettes en France sur 2015, contre 26,3% en 2014.

Cette étude est corroborée par au moins deux autres études : la première2 rapporte que 16,7% des cigarettes consommées en France en 2008 provenaient d’autres pays appartenant à l’UE (contre 12,8% en 2006), tandis que la seconde3, réalisée par la direction générale des douanes et droits indirects en 2011, expose que 79% des frontaliers français déclaraient acheter régulièrement ou occasionnellement leurs paquets de cigarettes en Belgique ou au Luxembourg et 63% d’entre eux en Espagne ou à Andorre.

Autre exemple, en Irlande, les augmentations massives du prix du tabac de l’ordre de 68% entre 2000 et 2009, ont entraîné une explosion de la contrebande, qui est passée de 8% à 25% durant cette période.

 

Conclusion

La hausse du prix du paquet de cigarettes à 10 euros s’inscrit comme une mesure fortement contestable à plusieurs égards.

D’une part car elle viendrait réduire le pouvoir d’achat des populations les plus démunies qui sont, de façon générale, celles qui consomment le plus de cigarettes. Pour preuve, une étude de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes)4 a établi que les ouvriers fumaient deux fois plus que les cadres en 2014. D’autre part car elle viendrait encore réduire les profits des buralistes exposés à la concurrence européenne et à la contrebande de masse.

Au demeurant, elle pousserait les consommateurs à s’approvisionner sur le marché parallèle. Or, il a été mis en évidence que les cigarettes de contrebande étaient encore plus nocives que celles vendues chez les buralistes.

Le laboratoire des Douanes françaises situé à Marseille a en effet constaté que lesdites cigarettes contenaient une plus forte concentration de produits toxiques : en moyenne, trois fois plus de cadmium et d’arsenic, sept fois plus de mercure et huit fois plus de plomb.

Pire encore, ces cigarettes contiennent très souvent des produits qui n’ont rien à y faire. À titre d’exemple, les analyses du laboratoire de Marseille ont décelé la présence de ciment, de sciures de bois, de plastiques, de morceaux de tissus, de cheveux mais aussi de poils de bêtes.

Par suite, il apparaît totalement fallacieux de brandir l’argument de la santé publique pour justifier la hausse du paquet de cigarettes à 10 euros, comme le nouveau gouvernement se plaît à le faire. Il y d'autres possibilités à la CPAM de faire des économies simplement il ne faut pas suivre bètement le règlement ou les instructions des responsables ou du Minitres de la santé qui privilegient les chiffres d »affaires des laboratoires pharmaceutiques au détriment des caisses de l'Etat . La fermeture de débit de tabac, l'augmentation de la contrebande, des ventes par internet.

Bon encore un mauvais calcul de notre gouvernement, d'accord tout le monde peut se tromper mais depuis son arrivé notre président et son gouvernement multiplient les conneries. Philippe ferait bien de retourner à sa ville du Havre quand à Macron qu'il s'occupe des cérémoniesdes anciens combattant cela lui va très bien mais qu'il se taise pour le reste

J.Bilhon

 

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XI JINPING à volontairement laissé mourir LIU XIAOBO

Chine: Liu Xiaobo, Nobel de la paix mort sans avoir vu son prix

Le poète et essayiste, emprisonné depuis 2009 en Chine, est mort d'un cancer du foie jeudi. Une voix pacifiste étouffée jusqu'au dernier souffle par le régime.

Le comité Nobel a accusé Pékin de porter "une lourde responsabilité" dans son décès.

Nous accusons Xi Jinping et sa clique d'ètre des assassins, car Liu Xiaobo avait un cancer du foie mais celui-ci n'est pas venu du jour au lendemain si vous étiez pris plutot  et si vous lui aviez permis d'aller se faire soigner à l'étranger aujourd'hui il serait encore vivant. Mais nous savons bien que vous préférez de le savoir mort car Liu Xiaobo vous faisait peur.

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Une chaise vide pour toujours. Dans l’histoire, seuls deux prix Nobel de la paix sont morts en captivité sans avoir pu recevoir leur récompense. Le journaliste allemand Carl von Ossietzky, en 1936, interné en camp de concentration par les nazis avant de mourir à l’hôpital. Et le poète chinois Liu Xiaobo, qui purgeait en 2010 une peine de onze ans de prison pour «subversion du pouvoir de l’Etat». Sa femme ayant été interdite de faire le voyage en Norvège, le prix avait été posé sur une chaise vide. Un geste fort qui, pensait-on, allait aider à sa libération. Mais Liu Xiaobo est mort ce jeudi, à 61 ans, d’un cancer du foie, extrait in extremis de sa cellule pour une chambre d’hôpital sous haute surveillance. Pourtant, il n’était ni un dangereux terroriste, ni un opposant prêt à prendre les armes pour renverser le pouvoir. C’était un poète, essayiste et critique littéraire qui croyait que la société civile, avec des moyens légaux, pouvait desserrer la chape de plomb que le Parti communiste chinois fait peser sur un cinquième de la population mondiale.

«Cheval noir»

Il est né le 28 décembre 1955, d’un père professeur, qu’il disait sévère et brutal. Lorsque Mao envoie les intellectuels, la  se «rééduquer à la campagne», l’adolescent suit sa famille dans les steppes de Mongolie intérieure. Déscolarisé comme tous les jeunes de sa génération, il se passionne pour Nietzsche et Kafka. A la fin de la Révolution culturelle, en 1976, les universités rouvrent et Liu, alors ouvrier dans le bâtiment, réussit l’examen d’entrée à l’université de Pékin, étudie la littérature et devient professeur de philosophie.

Il fréquente les salons poétiques mais méprise le petit cercle d’écrivains pékinois, qu’il trouve imbus d’eux-mêmes et dociles avec le pouvoir. En 1986, dans son article Crise!, il dégomme un par un ses pairs d’une plume acerbe et brillante : «La plupart des auteurs […] exhibent la pauvreté de leur imagination artistique par manque d’une force de création ancrée dans l’impulsion de la vie elle-même», «Liu Shaotang est le chantre d’idylles pastorales d’un laboureur et d’une tisserande dont la simplicité est si classique qu’elle est déjà rouillée.» En 1988, il faut un amphithéâtre pour accueillir tous ceux qui viennent écouter le «cheval noir» de la scène littéraire soutenir sa thèse. Marie Holzman, qui a traduit et lu ses textes, explique son succès : «Il était iconoclaste et véhément, ce qui est rare en Chine, et renouait avec la tradition littéraire du 4 mai 1919, celle qui voulait secouer la poussière de quelques siècles d’empire confucianiste.»

En tenailles à Tiananmen

Invité à l’étranger, il passe trois mois en Norvège puis est en stage à l’université de Columbia, à New York, quand, en 1989, les étudiants chinois descendent pacifiquement dans la rue réclamer plus de liberté. Liu Xiaobo était un peu déçu par le côté pépère et bourgeois des Occidentaux. Il avait en lui une soif d’absolu, un sens de la mission. Mais aussi une force de conviction étonnante pour un bègue, un courage exceptionnel et de grands talents d’organisateur. 

Le jeune enseignant s’enthousiasme pour le mouvement et décide de rentrer à Pékin. Il a 33 ans et passe son temps sur la place Tiananmen avec ses étudiants, les conseillant et les morigénant. Liu Xiaobo a été  surtout touché par le rôle de la population, qui a soutenu profondément les jeunes et les intellectuels, allant jusqu’à descendre dans la rue pour bloquer les camions. Le 2 juin, pour tenter de repousser la fin sanglante qui sannonce il lance une grève de la faim avec un chanteur célèbre, Hou Dejian. La nuit du 3 au 4 juin, alors que l’armée prend en tenailles la place Tiananmen, Liu et Hou se font négociateurs, et convainquent les jeunes de quitter la place avant le début du massacre.

Comme tant d’autres, Liu Xiaobo est emprisonné. Depuis sa cellule, il répond à une interview de la télévision chinoise, où il dit qu’il n’y a pas eu de Son modèle est Václav Havel, dramaturge tchécoslovaque, opposant antisoviétique élu Président après la «révolution de velours», en 1989. Marie Holzman cite un de ses articles : «Je me moque que vous m’appeliez traître ou patriote. Si vous dites que je suis un traître, je le suis. Je suis le fils ingrat qui déterre les tombes de ses ancêtres, et j’en suis fier.»

La philosophie du porc

Lorsqu’il est libéré un an et demi après, l’intellectuel arrogant a disparu. Sa première femme a demandé le divorce, il voit peu son fils. Interdit d’enseigner et de séjourner à Pékin, il vit clandestinement dans la capitale et publie ses articles et poèmes à l’étranger, aux Etats-Unis ou à Hong Kong, en utilisant ce qu’il appelle «les zones grises de la liberté» pour faire passer ses idées. «C’était un fin analyste du système politique chinois, explique Jean-Philippe Béja, qui a publié en 2011 sous le titre la Philosophie du porc un recueil de ses articles. Ce n’était pas un radical, même s’il exprimait ses idées de manière radicale. Il était convaincu que le développement de la société civile finirait par éroder le pouvoir du Parti et aboutir à la démocratie. Mais pour cela, il fallait que les Chinois ne succombent pas à ce qu’il appelait la "philosophie du porc", c’est-à-dire la frénésie de consommation.» Chaque 4 juin, en mémoire de Tiananmen, Liu Xiaobo écrit un poème. «Ces textes sont très impressionnants, ils tournent autour du même thème et pourtant sont tous très originaux. C’était un grand poète», se désole Marie Holzman.

En 1989, Liu Xiaobo est tombé amoureux de Liu Xia, poète, photographe, peintre, de cinq ans sa cadette. Une histoire puissante et tragique, qui durera près de trois décennies. Ils se marient en 1998 dans le camp de travail où a été envoyé Liu.

Dix mille signatures

Alors que le «printemps de Pékin» disparaît de la mémoire collective chinoise, étouffé par une censure impitoyable, Liu Xiaobo compte sur Internet pour faire circuler les idées. En 2008, l’année des JO de Pékin, il participe à la rédaction d’une pétition, la Charte 08, inspirée de la Charte 77 de Václav Havel. Le texte demande que les libertés de parole, de presse, d’association et de manifestation inscrites dans la Constitution chinoise soient respectées. Lorsque le texte apparaît, il est déjà signé par 300 personnes. Dix mille autres le signeront en trois mois. Plus que le contenu, plutôt modéré, c’est le fait que Liu Xiaobo ait pu coordonner un tel mouvement qui le conduit à sa perte. En 2009, après une parodie de procès de deux heures, il est condamné à 11 ans de prison pour ce que la presse chinoise nomme encore aujourd’hui «des activités destinées à renverser l’Etat».

«Il a été arrêté car il était capable de faire la liaison entre les diverses générations de dissidents, et avait de très bonnes relations avec les vieux dirigeants du Parti qui n’ont pas digéré le massacre du 4 juin, analyse Jean-Philippe Béja. L’exemple de l’Union soviétique et de l’Europe centrale et orientale a montré au pouvoir chinois que tout défi peut aboutir à sa chute. Dès qu’une personnalité qui pourrait fédérer les oppositions disparates apparaît, il n’hésite pas à utiliser tous les moyens pour l’empêcher de nuire et effrayer les candidats à sa succession.»

L’année suivante, Liu Xiaobo se voit décerner le prix Nobel de la paix. La Chine qualifie d’«obscénité» le choix d’un «criminel» et rompt ses relations avec la Norvège – les deux pays ne se sont reparlés que cet hiver. Les conditions de détention se font plus dures, et Liu Xia, qui faisait le lien entre le prisonnier et ses amis, est placée en résidence surveillée, en toute illégalité. Son isolement est si intense qu’elle tombe dans une profonde dépression. Le prix Nobel de la paix est enseveli sous une chape de silence. Durant huit ans, même son vieil ami Jean-Philippe Béja n’obtient que de rares nouvelles, et toujours de manière indirecte.

 

 

 

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«Chaque personne naît avec les droits intrinsèques à la dignité et à la liberté» affirmait la Charte 08. Jusqu’à sa mort, Liu Xiaobo, poète révolté mais pacifique, en aura été privé. Dans un acharnement que l’on peine à qualifier, le gouvernement chinois s’est opposé à son souhait de se faire soigner en Allemagne. Une des dernières images de lui, prise par des amis depuis un immeuble voisin, le montre serré contre Liu Xia. Tous deux se ressemblent étrangement, maigres et la tête rasée, unis jusqu’au bout dans l’enfermement.

Les États-Unis et l'Union européenne ont appelé Pékin à remettre Liu Xiao en liberté et à lui laisser quitter le pays si elle le désire.

UNE CHAISE VIDE L'IMAGE QUI RESTERA DU COMBAT DE LIU XIAOBO ABSENT POUR RECEVRA SONT PRIX NOBEL DE LA PAIX EN 2010

DEMAIN A QUI LE TOUR DES SIGNATAIRES DE LA CHARTE 08

 

 

 

 

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EMMANUEL MACRON ET EDOUARD PHILIPPE ONT TOUT FAUX EN CE QUI CONCERNENT LES MIGRANTS

Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont tout faux en ce qui concernent les migrants.

Tout faux déjà sur le fait qu'on étudira que les demandes d'asile venant de pays dans lesquels il y a des conflits. Toutes les demandes pour raison économique seront refusées et les demandeurs renvoyés dans leur pays.

Votre statégie est bien au point en renvoyants les demandeurs d'asile qui arrivent sur le territoire pour ,des raisons économique le faite de les renvoyer chez eux à un moment ou un autre un conflits dans ses pays éclatera, et dans ce cas (si on suit votre discours d'aujourd'hui car certainement que dans les jours qui vont venir celui-ci va changer) nous leur viendrons en aides mais combien de morts d'hommes de femmes et d'enfants d'ici là il aura fallu ? Et entre temps cela vous aura permis de vendre quelques armes.

Mr Philippe dans votre discours vous avez prononcé "le gouvernement présentera des mesures répondant à des  exigences des dignité, d'efficacité et de solidarité". Ce sont de jolis mots mais comme il peuvent sonner faux dans votre bouche surtout quand vous ajoutez derrière :

"Nous ne sommes pas à la hauteur de ce que nous devrions être. C'est quelque chose que nous ne pouvons pas accepter, et que nous devons corriger. Nous ne sommes pas non plus efficaces dans la réalisation des objectifs que nous nous sommes fixés, je pense par exemple au très faible taux de reconduite à la frontière effective pour ceux qui ont fait l'objet d'une mesure les invitant à repartir dans leur pays d'origine",

Alors ou se trouve dans cette phrase la "dignité" et la "Solidarité" 

Solidarité quand on empèche les associations de porter secours aux migrants, quand on déverse du gaz lacrymogène dans leur eau et leurs repas.

Dignité quand on leur prends leur vètements et qui sont obligés de coucher à meme le sol

"Je ne peux plus supporter ça" : le maire de Grande-Synthe interpelle Macron sur la situation des enfants de

"Jour après jour, il y a de plus en plus de personnes qui arrivent dans ma ville." Damien Carême, le maire EELV de Grande-Synthe (Pas-de-Calais), a interpellé le chef de l'Etat, mardi 11 juillet, sur les conditions de vie des migrants établis sur sa commune.

Des familles "qui se brossent les dents dans l'eau du lac"

Environ 350 personnes vivent sur place. Parmi eux, l'édile dénombre environ 30 à 40 enfants. "Il y a des bébés, des mamans, des papas, qui dorment dehors et qui se brossent les dents dans l'eau du lac. Je ne peux plus supporter ça", s'emporte Damien Carême auprès de franceinfo. En avril, le camp humanitaire de la Linière qui accueillait 1 400 migrants sur la commune, a été détruit par un incendie. Il n'a pas été reconstruit

"On nous parle de places d'hébergements pour les demandeurs d'asile, mais ça ne concerne pas les personnes que nous avons ici ! Ils ne sont pas venus pour demander l'asile mais pour passer en Angleterre !

"Je crains que rien ne change"

A plusieurs reprises, l'édile a alerté l'exécutif sur la situation des migrants sur sa commune. Dernier fait en date : une lettre ouverte publiée sur son site où il réclame l'ouverture de centres d'hébergement dans le Pas-de-Calais. "Le gouvernement a choisi délibérément de tracer une frontière invisible, une ligne de démarcation organisant d'un côté la prise en charge des réfugiés via les Centres d'Accueil et d'Orientation (CAO) et laissant à l'abandon de l'autre côté, sur le littoral des Hauts-de-France, à la fois les migrants et les collectivités", y écrit-il.

Mardi, Damien Carême a été reçu par Jacqueline Gourault, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur. Un hasard du calendrier, le rendez-vous étant prévu depuis plusieurs semaines. "J'aurais aimé être reçu directement par Gérard Collomb, mais c'était déjà une bonne chose, explique l'élu. Je lui ai montré les photos et elle m'a entendu. Elle m'a expliqué qu'elle allait faire remonter l'information. Mais encore une fois, je crains que rien ne change."

Alors Messieurs qui présidé les destinées de la France faites au monis l'effort de vous rendre humain, on sait très bien que c'est une situation que vous ne connaissez pas combien de personne dans votre gouvernement à vécu ce genre de galère ? Aucune les seules galère que vous et votre équipe vous connaissez se sont celle du fric.

                                                                               J.BILHON

 

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MACRON A DU TEMPS A PERDRE POUR S'OCCUPER DE LA NATALITE DE L'AFRIQUE

G20: une phrase de Macron sur la surnatalité en Afrique fait polémique

C'est une phrase qui depuis quelques jours fait bondir les réseaux sociaux. Interrogé sur la situation de l'Afrique au sommet du G20, Emmanuel Macron a expliqué que, selon lui, l'un des défis du continent est «civilisationnel» et ses problèmes liés entre autre à la surnatalité, évoquant des femmes qui ont entre 7 et 8 enfants

« Raciste », « condescendant », fruit d'une « vision colonialiste »… Les qualificatifs dans la presse étrangère et sur les réseaux sociaux sont unanimement critiques. En cause, cette phrase du président français : « Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d'y dépenser des milliards d'euros, vous ne stabiliserez rien ».

Cette déclaration extrait de la réponse à la question d'un plan Marshall pour l'Afrique chne passe pas. Pas tant le iffre sur le taux de fécondité mais plutôt ce que la phrase semble sous-entendre, à savoir que le problème du développement de l'Afrique viendrait des femmes qui auraient trop d'enfants. Une assertion fausse estime la politologue Françoise Verges, spécialiste de la question. « La plupart des études prouvent aujourd'hui que c'est le sous-développement qui entraîne la surpopulation »,ces propos sont déplacés. "Dès que des hommes au pouvoir se mêlent de dire combien d'enfants les femmes devraient ou ne devraient pas avoir, il devrait avoir une sirène qui se met à hurler,"a-t-elle confié au journal Libération

Dans un article intitulé "Oui, l'affirmation sur le problème civilisationnel de l'Afrique par Macron est problématique, mais elle est aussi très française", le site américain Quartz répond à la question d'AJ+ dès la première ligne. "Bien sûr que ce qu'a dit Emmanuel Macron était raciste."

Ce journaliste revient également sur la plaisanterie d'Emmanuel Macron sur les kwassa-kwassas lors de sa visite à Mayotte en juin. Il rappelle également les propos de Nicolas Sarkozy qui, lors d'une visite à Dakar en 2007, avait déclaré que "l'homme africain n'est pas entré dans l'histoire". Preuve de plus, pour l'auteur, que cette déclaration démontre la vision "colonialiste" de la France.

Voila maintenant notre Président qui en plus des problèmes de la France veut aussi s'occuper des problèmes de fécondité en Afrique mais d'ici peu en France posons  mais aussi bientot nous les bonnes questions:

Est ce parce que les femmes n'auront que deux ou trois enfants que cela va éviter la sècheresse? que cela va  permettre de faire pousser des légumes dans le sable? que cela va leur donner des écoles? cela fera peut etre baisser le nombre  de migrants et encore cela n'est pas sùr mais pas avant une trentaine années,(mais l'espèce humaine est tellement épris de supériorité que d'ici là il y aura des guerres ) est ce que cela diminuera le nombre d'attentats. 

Je pense que pendant le Sommet du G20 à Hambourg vous avez rencontré votre ami Mr Xi Jimping Président Chinois certainement en privé mais au lieu comme l'aurait fait un Président normal de lui parler des droits de l'homme ( ok il y a un comuniqué qui dit que la France est prète à acceuillir Liu Xiaobo il à été fait plus par politesse que vous le désirez vraiment sur le sol français ) Cela compromettrait vos ventes d'avions et d'armements à se demander à combien vous estimer la vie d'un etre humain ? certainement pas grand chose savez vous au moins que représente la charte 08 pour laquelle des personnes de tout bord en Chine se sont battu?Que voulaient t'ils simplement la démocratrie mais savez vous ce que cela veut dire? Ce mot n'est peut etre plus dans votre dictionnaire à Versaille vous étiez le Roi avec votre Parlement pour annoncer à votre Royaume et à vos sujets vos décisions.

Mais revenons à votre entretien avec Xi Jimping je pense que vous avez parler de la politique de l'enfant unique (maintenant ils ont droit à deux enfants) et cela expliquerait vos récentes déclarations maintenant. je pense que la limitation du nombre d'enfants par femmes en France est un projet qui trotte dans votre tète cela vous permettrait à long terme de descendre le nombre de chomeurs donc moins d'indemnité à verser et à court terme des économies énormes moins de primes à la naissance, moins d'allocations familiales, moins de primes de rentrées scolaire, moins de fonctionnaires pour l'éducation nationale,vous serez gagnant sur tous les tableaux.Mais vous ne savez pas jusqu'où vous pouvez aller deux enfants comme en Chine ou trois. Simplement les français ne sont pas les chinois et vous avez peur du tollé et aussi des manifestations de foules que cela occasionnerait. 

Vous savez très bien que vous arriverez pas à descendre le taux de chomage en France vu la disparité des salaires au sein de l'Europe sans passer par une diminution de la démographie.

 

                                                                                     J.BILHON

 

 

 

 

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CHINE: UN HOPITAL CONSTRUIT POUR TUER N°4 FIN

Les seuls prisonniers ne peuvent pas en expliquer la source.

La seule source d’organes sérieuse en Chine est, selon l’explication officielle, les prisonniers exécutés.

Dans une interview à China Health News en janvier 2015, Huang Jiefu, fonctionnaire porte-parole politique de la transplantation en Chine, a déclaré : « Pendant longtemps, la Chine n’a pas été en mesure d’établir un système national de don… depuis les années 1980 jusqu’en 2009, il n’y avait que 120 cas de dons de citoyens. La Chine est le pays avec le taux de dons le plus bas au monde ».

Le nombre d’exécutions en Chine est un secret d’État, aucun chiffre n’est fourni, mais des estimations ont longtemps été faites par des organismes tiers. Selon Duihua, une organisation des droits de l’homme basée à États-Unis et axée sur la Chine, ceux-ci varient entre 1 200 à 2 400 par an au cours de la période en question.

Si la peine de mort à l’échelle nationale était de 6 000 par an – dans le but de notre analyse, le nombre d’exécutions qui auraient eu lieu à Tianjin serait d’environ 42 (compte tenu d’une population d’environ 7 millions de personnes et une répartition proportionnelle des exécutions sur tout le territoire). Si le nombre d’exécutions avait été à l’échelle nationale de 5 000, il n’y aurait eu que 35 exécutions à Tianjin.

Mais beaucoup de prisonniers ne sont pas des donneurs d’organes admissibles en raison de maladies de sang, de la toxicomanie, de l’âge et d’autres maladies disqualifiantes. Les procédures entourant les exécutions impliquent des tribunaux et des prisons locales, qui ont leurs propres relations avec les hôpitaux et les médecins, comme indiqué par des témoignages abondants de fonctionnaires chinois et de transfuges. La nature, dirigée localement, de la bureaucratie chinoise induit que ce n’est pas comme si le Premier hôpital central de Tianjin pouvait avoir le choix parmi toutes les exécutions qui se déroulent en Chine.

En particulier, l’agrandissement de l’hôpital n’était pas un phénomène isolé : des dizaines, voire des centaines d’autres hôpitaux de transplantation en Chine ont établi des programmes de formation pour les chirurgiens, ont construit de nouvelles installations et fait la promotion de leur capacité à fournir des organes frais et à court terme aux bénéficiaires (des semaines ou des mois tout au plus).

En 2014, l’agence Xinhua, porte-parole de l’État, a indiqué que ces dernières années, il y avait eu 6 00 hôpitaux en Chine en lice pour la transplantation d’organes. Tous ces centres de transplantation avaient besoin d’organes.

Et puis, il y a eu des annonces déconcertantes sur le site de l’Hôpital central de Tianjin, qui depuis ont été retirées.
« Il est vrai que les sources d’approvisionnement d’organes sont assez abondantes en Chine par rapport à celles des pays occidentaux » disait allègrement (et en anglais) une page archivée du site en 2008, en ciblant évidemment les touristes de transplantation à l’étranger.

Dans le guide pour les bénéficiaires potentiels étaient décrites les quelques étapes nécessaires pour obtenir un nouvel organe. Il n’y avait pas liste d’attente. Seulement quelques emails en guise de paperasse, un paiement de 500 dollars et l’achat d’un billet d’avion. L’étape 9 était de «  rester à l’hôpital pour être soigneusement suivi, être bien traité en attendant un donneur compatible dans les ± 1 mois ».

La page de destination du site en chinois, quant à elle, annonçait un temps d’attente de deux semaines.

Dans une autre section, une question était posée : «  Quelles sont les premières procédures en arrivant ? ». La réponse : « Une fois que vos données sont définies, l’hôpital va commencer à chercher dans toute la Chine un organe qui vous correspond ».

« Juste cette phrase est si choquante », a déclaré Maria Singh, professeur à l’Université de Sydney et siégeant au conseil d’administration de Doctors Against Forced Organ Harvesting (DAFOH, Médecins contre les prélèvements forcés d’organes), dans un entretien téléphonique. « Nous allons chercher loin dans le pays pour votre organe » a t-elle poursuivi. «  À la recherche de votre organe ? Comment rechercher dans le pays un donneur quand il n’y a pas de registre pour les donneurs ? Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela signifie simplement qu’ils recherchent la personne qu’ils peuvent tuer pour votre chirurgie. C’est juste scandaleux, c’est juste difficile à croire ».

Dans un récent documentaire intitulé « Hard to Believe » (Ndr. Difficile à croire), Arthur Caplan, directeur fondateur de la division de l’éthique médicale au Centre médical de l’Université de New York, explique le contraste en termes plus crus : « Aux États-Unis, en Europe, vous devez être morts d’abord pour être un donneur d’organes. En Chine, ils vous font d’abord mourir. »

Cette mise en correspondance rapide de ce qui semble être une réserve de donneurs existante et disponible est conforme à la fois à l’utilisation du couloir de la mort des prisonniers et aux prélèvements d’organes sur les prisonniers de conscience.

 Mais quand on en vient au volume, le nombre de condamnés à mort ne peut tout simplement pas supporter le genre d’approvisionnement nécessaire à Tianjin. Bien sûr, cela est une preuve indirecte, sauf que les organes doivent bien venir de quelque part.

Reconnaissons que c’est la première étape critique dans toute autre exploration du problème : si les organes ne viennent pas de donneurs volontaires ou de criminels exécutés, alors ils doivent venir d’ailleurs.

« Toute personne qui est un peu familière avec les pratiques de dons d’organes dans le monde entier ne peut confondre une source d’organes miraculeusement immense et à disposition immédiatement avec des organes donnés volontairement » a déclaré le Dr Jacob Lavee, président de la Israel Transplantation Society et directeur de l’unité de transplantation cardiaque au centre médical de l’Université de Tel Aviv, dans un courriel.

Le Dr Lavee poursuit : « En effet, si l’utilisation d’organes de prisonniers formellement exécutés a diminué, le grand nombre de transplantations d’organes qui, apparemment, continuent à être effectuées à Tianjin et ailleurs en Chine, doit disposer d’une source d’organes de remplacement, qui doit être expliquée ».

De cette brèche inexpliquée, des chercheurs ont soulevé des allégations d’un massacre de masse largement caché et négligé. En couplant les volumes de transplantation avec d’autres éléments de preuve, ils décrivent un crime contre l’humanité dans lequel les médecins côtoient les meurtriers ; la cause de la mort étant la chirurgie elle-même, les organes étant vidés de leur sang et pompés avec des produits chimiques de conservation à froid.

David Matas, le co-auteur d’un rapport majeur sur les prélèvements d’organes sur les pratiquants de Falun Gong, a déclaré dans un entretien téléphonique : « Cette étude ne fait que poser la question ; elle n’y répond pas directement. Mais elle met en doute les réponses établies qui ont été données ».

La question interdite


Il y a un indice potentiel sur la source des organes avec l’un des nombreux chapeaux du Dr Shen Zhongyang : il apparaît sur le site de l’Hôpital des Forces armées de la police générale de Pékin, en tenue de cérémonie paramilitaire complète, où il sert en tant que directeur du département de la transplantation d’organes. La Police armée du peuple est une armée permanente interne de 1,2 million d’hommes, déployés à travers le pays et mobilisée pour réprimer les émeutes

L’obstacle le plus fondamental dans la réalisation d’un grand nombre de transplantations d’organes est la source des donneurs. Étant donné que la Chine n’a pas de système volontaire et ouvert à la greffe, les relations politiques, souvent entremises par des courtiers, sont la seule façon d’obtenir des organes.

Comme Huang Jiefu l’a fait remarquer dans une interview au début de 2015 : « Notre pays est très grand. Cette source d’organes de prisonniers utilisables, ce genre de situation amènerait avec elle naturellement toutes sortes de problèmes obscurs et difficiles. Vous savez ce que je veux dire ? C’est devenu salissant. C’est devenu trouble et difficile à régler. C’est devenu un domaine extrêmement sensible, extrêmement compliqué ; essentiellement une zone interdite. ». Il a ensuite blâmer les abus de transplantation d’organes en Chine sous Zhou Yongkang, l’ancien tsar de la sécurité déchu.

Les théories, sur la façon dont le Premier hôpital central de Tianjin a pu ouvrir le robinet des organes, tournent ainsi autour des liens politiques, y compris ceux de Shen Zhongyang, qui est devenu membre en 2013 du comité consultatif du Parti communiste, la Conférence politique et consultative du peuple chinois. Shen Zhongyang est aussi membre du comité permanent du Parti démocratique paysan et ouvrier de Chine, l’un des huit partis politiques légaux donnant l’illusion d’une fenêtre de démocratie en Chine tout en suivant la ligne dure du Parti.

Mais c’est son titre paramilitaire qui est le plus important pour l’approvisionnement d’organes, étant donné que les hôpitaux militaires et paramilitaires sont branchés sur l’appareil de sécurité qui détient des centaines de milliers de prisonniers politiques et qu’ils sont soupçonnés d’être impliqués dans une grande partie du trafic illégal d’organes humains en Chine.

Une poignée d’enquêteurs ont traqué le lien entre l’armée et les organes pendant des années. Dans son livre publié en 2014, « The Slaughter : Mass Killings, Organ Harvesting, and China’s Secret Solution to Its Dissident Problem » (Ndr. Le massacre : meurtres, prélèvement d’organes et solution secrète de la Chine à son problème de dissidents), le journaliste américain Ethan Gutmann mobilise une quantité de preuves, recueillies sur près d’une décennie, pour montrer que les pratiquants de Falun Gong, une discipline spirituelle traditionnelle, ont été les principales cibles du prélèvement d’organes forcés en Chine.

Le Falun Gong, une pratique de cultivation interne qui implique des exercices et des enseignements moraux, est persécutée en Chine depuis 1999, après que le chef du Parti de l’époque, Jiang Zemin, l’ait déclaré comme un défi à la domination du Parti. À la fin des années 1990, le nombre de personnes le pratiquant semblait dépasser les membres du Parti communiste.

Des centaines d’hôpitaux à travers la Chine, comme celui de Tianjin ont connu une hausse spectaculaire des transplantations d’organes à partir de 2000, un an après que la persécution ait commencé en juillet de 1999.

« Il n’y avait pas de distribution nationale d’organes à cette époque. Il n’y avait pas de système de don d’organes. La réponse officielle était la peine de mort », a dit David Matas. « Et après, vous avez la question de la compatibilité avec la taille des organes et le sang, les problèmes d’hépatite en prison ; mais les temps d’attente étaient très courts malgré cela. »

Sans aucune explication officielle à cette batterie de questions, de soupçons et de preuves circonstancielles, « cela nous amène à ce que moi-même, David Kilgour, et Ethan Gutmann avons tiré comme conclusion » a dit Matas : « Ce sont des prisonniers de conscience ». « Plus l’échelle est grande, plus le besoin d’une explication est grand aussi, mais cette explication ne vient pas. Il n’y a pas d’autres sources d’organes évidentes » a-t-il poursuivi.

Dans un entretien téléphonique, il a été demandé à Ethan Gutmann ce qu’il pensait de l’origine probable des organes à Tianjin. Il a déclaré : « Je pense que la majorité de ces organes provient des pratiquants de Falun Gong. » Il a ajouté : « Il y a eu une grande population de pratiquants de Falun Gong, comprise entre un demi-million à un million, qui a été emprisonnée dans le système de laogaï pendant cette période » – en utilisant le terme chinois « laogaï » qui fait référence au système de camps de travaux chinois

« C’est la seule source potentielle, en terme de quantité et dans laquelle ils auraient pu se servir. Il peut y avoir certains musulmans ouïghours et des Tibétains dans ce nombre, même si les taux de disparition ne sont pas aussi élevés dans ces communautés ».

Les interviews réalisées par Gutmann sur des centaines de réfugiés ont apporté le constat qu’une personne sur cinq et parfois deux sur cinq parmi les détenus de Falun Gong avaient été soumis à des tests sanguins en captivité. Les personnes libérées des camps de travaux forcés décrivent également des disparitions de personnes testées.

Des appels téléphoniques des enquêteurs ont été secrètement enregistrés depuis 2006. Il s’agissait d’appels à des médecins et des infirmières en Chine qui pensaient parler à un collègue médecin ou au parent d’un individu dans le besoin urgent d’un nouveau foie. Ils ont reconnu au téléphone qu’ils se procuraient les organes sur les prisonniers du Falun Gong .

Dans son livre, Gutmann décrit les examens que son interlocuteur, un réfugié du Falun Gong, a subi. « Ce qu’elle a décrit était terrifiant et inexplicable – le médecin plutôt que d’administrer un examen physique normal, était déjà en train de l’examiner comme un cadavre frais … Je me souviens d’avoir senti passer un froid inhabituel dans le dos et le manteau de mon scepticisme est tombé pendant un moment. »

Les examens sanguins de Tianjin
Comme dans les prisons et camps de travaux à travers le pays, il y a eu plusieurs témoignages de prisonniers de conscience à Tianjin pointant du doigt des tests sanguins et d’urine, au cours de la période pendant laquelle le Premier hôpital central de Tianjin était à l’apogée de ses opérations.

Ces comptes-rendus ont été établis à partir du site Minghui.org, un centre d’échange d’informations de première main au sujet du Falun Gong en Chine. Les articles sur le site sont généralement créés par des pratiquants de Falun Gong, des amis ou membres de la famille, souvent afin de documenter leurs expériences sous la persécution. Le site est largement utilisé par les universitaires et les chercheurs en droits de l’homme qui étudient la pratique ou sa répression. Il est considéré comme une source fiable pour un aperçu de la communauté du Falun Gong en Chine.

Une simple recherche sur Minghui.org avec les termes « test sanguins » et « Tianjin » révèle 9 720 résultats. Beaucoup d’entre eux sont probablement des doublons ou ne font pas référence à des expériences personnelles de test sanguin à Tianjin, mais un grand nombre semblent le faire.

Un cas typique, déposé le 9 novembre 2007, est intitulé « La persécution j’ai vu et vécu à la prison pour femmes de Tianjin ». Comme beaucoup d’observations sur Minghui, le rapport est anonyme, pour des raisons évidentes. Il y est dit : « Le troisième escadron dans la prison ciblait spécifiquement le Falun Gong … le chef d’escadron de chaque section du Troisième Escadron de la prison appelait les pratiquants de Falun Gong un par un et leur faisait subir des analyses de sang et d’urine. Ils ne le faisaient pas pour les prisonniers de droit commun. Le chef d’escadron disait que c’était parce qu’ils voulaient s’occuper des prisonniers du Falun Gong ». La prison est à un peu plus de 30 minutes de l’hôpital.

D’autres cas de tests sanguins sont rapportés dans le camp de rééducation par le travail de Qingbowa. Qingbowa est à 23 minutes de route du Premier hôpital central de Tianjin. Le camp de rééducation par le travail Shuangkou est un autre camp dans lequel, selon les rapports de Minghui, les pratiquants de Falun Gong disent avoir eu leur sang testé en détention. Shuangkou est également à environ 30 minutes de route de l’Hôpital central de Tianjin, rapporte le pratiquant de Falun Gong Hua Lianyou, après avoir subi une prise de sang en juin 2013 dans la prison de Binhai, qui est à environ 45 minutes de l’hôpital central de Tianjin. Selon le rapport de Xu Haitang, un autre pratiquant de Falun Gong, son sang a été prélevé en juin 2006 dans le camp de travail pour femmes de Banqiao  , qui est à environ 90 minutes de route de Tianjin.

DAFOH (Médecins contre les prélèvements forcés d’organes), un groupe de défense médicale basé à Washington, a mené sa propre analyse préliminaire sur ces rapports de tests sanguins de Minghui. Il écrit : « En suivant les rapports des survivants, il a été noté que les examens médicaux ne sont pas des consultations uniques. Bien que certains cas pourraient manquer d’éléments, ces données révèlent un grand nombre de victimes qui ne sont pas des cas isolés et suggère un usage systématique de divers examens médicaux imposées aux pratiquants de Falun Gong détenus ».

Bien sûr, rien de tout cela ne constitue la preuve que les tests sanguins avaient pour but de vérifier la compatibilité de sang pour la transplantation d’organes.

Mais il est également vrai que la raison réelle de ces tests de sang et d’urine n’est pas claire, voir même confuse : les personnes incarcérées sont, après tout, en prison en raison d’une campagne conduite au plus haut niveau du Parti communiste, pour éradiquer leur croyance. Ils sont généralement soumis à la torture, aux chocs électriques et aux coups en détention pour tenter de les faire renoncer à leur croyance. Le Falun Gong a été calomnié par la presse d’État et ses pratiquants ont été déshumanisés, moqués et déclarés ennemis de l’État. Des milliers de morts par torture ont été signalés et aucune enquête ou peine de prison n’a eu lieu en raison de la nature de la campagne d’éradication de parti communiste. Alors, pour quel profit les responsables des prisons allaient-ils extraire du sang de ces captifs ?

C’est ce contexte qui a conduit les enquêteurs à croire que les analyses de sang, les disparitions en captivité de pratiquants de Falun Gong et le boom de la transplantation qui a eu lieu peu de temps après le début de la persécution, sont probablement expliqués par un prélèvement d’organes de masse.

Le silence gênant


Même si la communauté médicale internationale ne souhaite pas conclure de manière préventive à un crime massif contre l’humanité, on pourrait au moins espérer une plus grande attention et une enquête sur la provenance des organes ainsi que sur l’ampleur à laquelle les prisonniers de conscience ont été ciblés. Il s’agirait, après tout, de l’un des crimes de masse les plus inquiétants du 21e siècle.

En effet, un certain nombre d’organisations et d’individus respectés ont clairement fait savoir qu’ils y voyaient un problème sérieux et que l’idée de prélèvements de masse sur le Falun Gong ne devait pas être reléguée au domaine de la théorie du complot de science-fiction. Le Comité des Nations Unies contre la torture en 2008 a déclaré : « Le parti-État chinois devrait immédiatement effectuer ou faire effectuer une enquête indépendante sur les allégations selon lesquelles des pratiquants de Falun Gong ont été… utilisés pour des greffes d’organes et prendre des mesures, le cas échéant, pour assurer que les responsables de tels abus soient poursuivis et punis ».

Arthur Caplan, éthicien au Centre médical de l’Université de New York, a prêté son nom à une pétition en 2012 appelant la Maison Blanche à « enquêter et condamner publiquement les prélèvements d’organes sur les croyants du Falun Gong en Chine ». Dans une interview à l’époque, il disait : « Je pense qu’on ne peut pas rester tranquille face aux meurtres pour des organes. C’est trop odieux. C’est tout simplement trop mauvais. Cela viole toutes les idées des droits de l’homme ».

Certains pays, dont Israël et Taiwan, ont adopté une législation visant à empêcher leurs citoyens voyageant en Chine de recevoir des organes, après que des rapports sur les prélèvements d’organes sur les pratiquants de Falun Gong aient émergé.

Tout cela fait de la réaction de certains des acteurs clés de la transplantation sur la scène internationale – ce genre d’individus dont l’affirmation publique de l’inexistence de ces allégations provoque une censure internationale plus large plutôt qu’une demande d’enquête – est d’autant plus choquante. Ils sont pour la plupart aveugles à la question des crimes contre l’humanité, adoptant plutôt une position complaisante, à la manière de Kissinger – disant qu’il faut aider le projet de la réforme de la transplantation d’organes en Chine.

Le Dr Francis Delmonico, ancien chef de la Transplantation Society et auparavant au poste clé de la liaison internationale avec la Chine sur les questions de la transplantation, a écrit dans un courriel : « Mon commentaire est seulement d’encourager l’Hôpital central de Tianjin à communiquer des données vérifiables. ». Le mot « seulement » avait été mis en gras.

Des médecins comme Jeremy Chapman, ancien chef de la Transplantation Society basée à Sydney et le Dr Michael Millis, chirurgien du foie à l’Université de l’école de médecine de Chicago, ayant travaillé en étroite collaboration avec les autorités chinoises, ont également manifesté peu d’intérêt à poursuivre sur ces questions difficiles. Lorsque l’on a appuyé sur le potentiel d’approvisionnement d’organes venant des pratiquants de Falun Gong, le Dr Millis a fait remarquer dans une interview à Martina Keller, journaliste au magazine allemand Die Zeit, « Cela n’est pas dans ma sphère d’influence. Il y a beaucoup de choses dans le monde qui ne suscitent pas mon attention ou mon intérêt. »

L’actuel chef de la Transplantation Society, le Dr Philip O’Connell et l’agent de liaison de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine sur les questions de transplantation d’organes, le Dr Jose Nuñez, n’ont pas répondu aux courriels. Les principes directeurs de l’OMS sur la transplantation d’organes exigent que l’ensemble du processus de la transplantation d’organes soit transparent et ouvert à l’examen, mais pourtant les responsables de l’OMS ont fait peu pour faire de telles demandes publiques concernant la Chine.

En réponse au peu d’attention des médecins relative à la question des sources d’organes manquantes, Kirk Allison, directeur du Programme de droits de l’homme et de la santé à l’Université du Minnesota, a écrit dans un courriel : « Ce genre de questions importe. Tout d’abord, parce que la vérité importe ; le risque moral importe ; les droits de l’homme importe ; et les vies exploitées, même mortes, importent. Ils ont un droit moral sur nous ».

Dr. Lavee, respecté chirurgien cardiaque israélien, a écrit dans un courriel : « Je me sens gêné que mes collègues du monde entier ne se sentent pas comme moi, le devoir moral de demander à la Chine d’ouvrir ses portes pour une inspection approfondie indépendante de son système actuel de greffe, par la communauté internationale de la transplantation »

Il a ajouté : « En tant que fils d’un survivant de l’Holocauste, je me sens obligé de ne pas répéter l’erreur terrible faite par la visite de la Croix-Rouge internationale au camp nazi de concentration de Theresienstadt en 1944, lequel avait été signalé comme un camp de loisirs agréable. »



 

 

 

 

 



 

 

 

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CHINE : UN HOPITAL CONSTRUIT POUR TUER N° 3

Les informations d’une page officielle


La page officielle de Shen Zhongyang est visible sur ttwj.gov.cn. Le site est géré par le bureau du gouvernement municipal et des ressources humaines de Tianjin et sert de porte-drapeau aux dirigeants de Tianjin. Dans la section « Qui nous sommes » de la page internet, on peut lire « le Comité du Parti de Tianjin et le gouvernement accordent une grande attention au travail des ressources humaines ».

La page raconte l’incroyable succès de Shen Zhongyang, son esprit d’entreprise – qui a aidé à la construction de l’industrie chinoise de transplantation – et fournit quelques chiffres sur les transplantations.
Les premiers chiffres sont grosso modo les mêmes que ceux ci-dessus et même si après 2006, aucun chiffre précis n’a été donné, la page déclare que « pour les deux années suivantes, il était devenu le principal centre de greffe de foie en terme de volume et d’actes, et le plus grand Centre de transplantation d’Asie ». Et d’ajouter qu’à la fin 2013, c’était le centre qui avait réalisé le plus de chirurgies en Chine, 16 années de suite. Certaines de ses techniques étaient devenues « les plus avancées » au monde.

Et le profil fournit deux chiffres édifiants : un total cumulé de 5 000 greffes de foie en 2010 et un total cumulé de « près de 10 000 » fin 2014 – censé représenter le quart du total national.

Ces chiffres sont déjà inquiétants et très difficilement compatibles avec le récit officiel, qui fait des prisonniers exécutés la seule source des organes utilisés. On ignore toujours pourquoi les statistiques annuelles ont disparu après la construction du principal nouveau centre de transplantation, jetant le doute sur la fiabilité de chiffres précis et soignés.

Selon d’autres documents, le nombre réel de transplantations serait beaucoup plus élevé. Trois indicateurs vont dans le sens de cette probabilité : des anecdotes liées au business en plein essor de l’approvisionnement en organes pour des touristes coréens ; d’importants chiffres de transplantations avancés par les collègues de Shen Zhongyang ; et une analyse dérivée des propres dossiers de rénovation de l’Hôpital central de Tianjin, extraites d’une obscure base de données chinoises.

L’envol du tourisme médical coréen

 

Selon Li Lianjin, infirmière en chef au Premier hôpital central de Tianjin, les patients coréens ont commencé à affluer en Chine et en particulier à Tianjin – qui se trouve à 90 minutes de vol de Séoul, en 2002. L’hôpital a procédé à des greffes d’organes sur plus de 500 patients coréens entre 2002 et 2006, a précisé Li.

Li s’était exprimée sur Phoenix Weekly, un magazine dirigé par la télévision Phoenix pro-Pékin installée à Hong Kong. L’article s’intitulait : « Enquête sur les dizaines de milliers d’étrangers qui viennent en Chine pour obtenir des greffes d’organes ».

Toute cette activité a eu lieu avant l’ouverture en septembre 2006 du Centre oriental de transplantation d’organes. Du coup, les médecins improvisaient. Un tiers des 12 étages de leur bâtiment d’origine a été transformé pour accueillir les patients transplantés ; le 8e étage d’un autre hôpital (l’Hôpital international de cardiologie) a également été utilisé pour les receveurs coréens ; les 24e et 25e étages d’un hôtel à proximité ont également été réservés aux patients en attente de greffe. Deux infirmières y ont été affectées. « Malgré tout cela, nous étions toujours à court de lits », a expliqué Li.

Tianjin est une destination prisée pour le tourisme médical coréen car en Corée les patients ne peuvent généralement recevoir que des greffes hépatiques partielles de donneurs vivants. Or en Chine, ils peuvent obtenir des foies entiers « et des foies d’excellente qualité, en provenance de donneurs », dit le rapport.

En outre les procédures ont été accélérées : les patients étrangers peuvent simplement faxer leurs dossiers médicaux avant de prendre l’avion. Les temps d’attente étaient extrêmement courts, au regard des normes internationales. « Au début, les patients devaient attendre environ une semaine. Mais maintenant, avec une liste d’attente de plus en plus longue, les délais d’attente se sont rallongés. La plus longue durée est à présent d’un peu plus de trois mois », indique le rapport.

 

Trois mois pour obtenir un foie, reste toujours un délai remarquablement court. Le Chosun Ilbo, un grand quotidien coréen, a rapporté que le Premier Hôpital Central de Tianjin avait effectué 44 greffes de foie en une semaine en décembre 2004 et 24 en un seul jour (dont aussi des greffes de rein), précise l’article de Phoenix Weekly.

Il y avait aussi des patients venant d’autres pays : du Japon, de la Malaisie, d’Égypte, du Pakistan, d’Inde, d’Arabie Saoudite, d’Oman, de Hong Kong, de Macao et de Taiwan. Selon le journal Chosun Ilbo, le café de la salle d’attente au 4e étage était devenu un « club international », où les patients de différentes origines ethniques se rencontraient et discutaient de leurs expériences.

Le rapport relate cette anecdote : « Tous les jours, les chirurgiens de l’hôpital sont débordés, courant entre les salles communes et les salles d’opérations. Ils n’ont même pas le temps de se saluer. Chaque jour, ils marmonnent la même chose : ‘ Je suis tellement pris en ce moment, j’ai dix interventions chirurgicales à réaliser aujourd’hui ‘. Certains médecins passaient toute la nuit en salle, à opérer ».

Le rapport ne fournit pas de chiffres mais confirme au moins que le personnel de l’Hôpital centre de Tianjin avait été extrêmement occupé, afin de mener à bien le projet du nouveau bâtiment de transplantations.

Le personnel médical

 

Le Centre oriental de transplantation d’organe compte 110 médecins participant aux opérations de foies et de reins, parmi lesquels 46 qui sont chirurgiens et médecins en chef et 13 médecins traitants, révèle l’Organisation Mondiale d’Enquête sur la Persécution du Falun Gong, un réseau d’enquêteurs qui a réalisé la monumentale tâche de cataloguer le personnel de centaines d’hôpitaux à travers la Chine.

Les reportages médias, les déclarations d’un certain nombre de collègues de Shen Zhongyang, ainsi que des informations sur le site de l’hôpital et d’autres rapports, indiquent qu’une grande partie du personnel médical avait individuellement réalisé un certain nombre de greffes.

Par exemple, en 2011, Zhu Zhijun, vice-président de l’hôpital a procédé à pas moins de 1 400 greffes de foie, dont 100 étaient des dons de foie partiel de parents vivants. C’est ce que montre sa page sur le site Web « Nous, les Médecins », un répertoire pour les médecins chinois.

En juillet 2006, Pan Cheng, chirurgien adjoint en chef, a personnellement effectué plus de 1 000 greffes de foie et obtenu 1 600 greffons de foie.Après dix années de pratique, le chirurgien en chef Gao Wei a effectué plus de 800 greffes de foie, selon ce qui est inscrit sur son profil à jour sur le site « Good Doctors Online », une autre base de données bien connu des médecins chinois.

Song Wenli, chirurgien en chef adjoint du département de transplantation rénale, a effectué environ 2 000 greffes de rein ; le chirurgien en chef associé, Mo Chunbo plus de 1 500, selon leurs deux profils à jour sur le même site internet.

Certaines de ces opérations n’ont pas entraîné la mort du donneur – des centaines d’organes ont ainsi été donné par des parents vivants (les liens de parenté restant à déterminer). Mais beaucoup d’opérations ont causé la mort des donneurs.

Si l’on extrapole le volume moyen de greffes totales opérées par ces chirurgiens au reste du personnel médical – une méthodologie certes pas forcement fiable –  le volume total des greffes à partir de 2014 serait de plusieurs fois supérieur au chiffre officiel de 10 000. Il est clair qu’à partir de seulement quelques profils de médecins, les chiffres commencent à s’approcher des totaux annoncés par l’hôpital.

Bien sûr, les médecins dont les profils sont disponibles peuvent simplement être des cas particuliers. Ils peuvent avoir gonfler leurs statistiques ou avoir participé à des opérations conjointes – tout cela est possible. Dans tous les cas, même en procédant à des soustractions drastiques, le nombre d’organes greffé par les chirurgiens excède largement les chiffres officiels.

Cependant les rapports de construction du Centre oriental de la transplantation indiquent que le volume des transplantations pourrait être beaucoup plus élevé.

 

Rénovation d’un centre de transplantation d’organe


Dans la mesure où le gouvernement municipal a dépensé environ 130 millions de yuans (18 millions d’euros) pour construire le nouveau Centre oriental pour la transplantation d’organes, il est logique de penser que c’est pour une utilisation bien précise.
Mais, il faut savoir qu’en Chine, les choses fonctionnent différemment. Des dépenses pharaoniques en infrastructures vont parfois en pure perte, servant plus à promouvoir des figures économiques locales qu’à la création d’entreprises productives. Ainsi, la simple construction ou la rénovation de bâtiments n’est en rien une garantie. Il existe toutefois des preuves convaincantes que le nouveau bâtiment a été mis en service immédiatement et a été intensément utilisé.

Cette information vient des dossiers propres à l’hôpital, consignés dans la base de donnée de l’organisme China Construction and Remodeling, une ressource publique alimentée par divers organismes officiellement affiliés qui fournit les détails de la construction et des travaux de rénovation dans toute la Chine.

Ces documents montrent ce qui semble avoir été délibérément dissimulé dans toutes les autres sources chinoises disponibles : après l’ouverture du nouveau centre de transplantation en 2006, le Premier hôpital central de Tianjin a fonctionné à plein régime.

La preuve clé est un document PDF de 22 pages, téléchargeable après la création d’un identifiant utilisateur et d’un mot de passe sur le site et donnant nombre de détails sur les rénovations et les nouvelles constructions achevées en 2008.

La rénovation décrite dans le document concerne en premier lieu le bâtiment principal, le bâtiment ambulatoire et la salle d’urgence (le bâtiment de la greffe est laissé tel quel). Il comprend l’ajout d’isolant à la façade « pour assurer des économies d’énergie et augmenter le confort de patients ». Un autre étage aurait été ajouté au bâtiment ambulatoire qui passerait de trois à quatre étages. Cependant, la ligne cruciale est la suivante : «  Il y a en moyenne 2 000 consultations externes quotidiennes ; le taux d’utilisation des lits est de 86 % ; les lits consacrés aux transplantations rénales et hépatiques sont à 90 % du taux de remplissage ».

Le nombre total de lits dédiés aux transplantations du Premier hôpital central de Tianjin, pendant cette période était de 500 au Centre oriental de transplantation. Le nombre total de lits à l’hôpital s’établissait à 1 226, dont 726 initialement disponibles. Le document précise que la surface totale est à ce moment là de 46 558 mètres

Ainsi, selon ces documents, 450 lits servaient aux greffes de foie, de reins et d’autres organes. D’après les documents publicitaires de Tianjin destinés aux patients étrangers, la durée totale d’un séjour de tourisme d’organes à l’hôpital serait comprise entre un et deux mois et dépendrait du temps d’attente pour l’organe et de la durée de la convalescence 

Si le séjour moyen pour une greffe était de 30 jours par patient, alors 5 400 greffes auraient eu lieu chaque année au Centre oriental de la fin 2006 à la fin 2008. Si le séjour moyen était de deux mois, le total serait de 2 700. Il est impossible de connaître la durée moyenne réelle des séjours à l’hôpital central mais les chirurgiens de transplantation qui ont examiné ce rapport ont estimé que les deux scénarios étaient plausibles.

Mais cet accroissement de l’activité était-il exceptionnel et lié aux deux premières années d’ouverture du nouveau centre ? Non, révèlent d’autres rapports de rénovation. C’est vite devenu la norme.
Les données suivantes disponibles permettent de faire le point sur le taux de remplissage des lits de transplantation du Premier hôpital central de Tianjin. Ils viennent de la page de l’hôpital publié sur Enorth Netnews, le porte-parole officiel du gouvernement de Tianjin, le 25 juin 2014.

On peut y lire, que « des progrès ont été faits » dans divers départements en 2013 et il a ainsi été atteint un taux de remplissage des lits de l’ordre de 131,1 %, soit une augmentation de 5,7 % par rapport à 2012. (Le rapport ne précise pas comment ce taux de plus de 100 % d’utilisation est possible, mais il est courant dans les hôpitaux chinois de voir des lits d’appoint s’intercaler entre des lits officiels des chambres.)

En 2013, 300 nouveaux lits ont été ajoutés, ce qui porte le nombre total actuel à 1 500 lits. L’hôpital a également ajusté le nombre de lits alloués aux différents départements, y compris le Centre oriental de transplantation d’organes, sans toutefois préciser le nombre de lits attribués par secteur.
Il est difficile de savoir combien de lits, sur les 1 500 au total ou sur les 500 du Centre oriental ont été utilisés pour des greffes d’organes entre 2012 et 2013.

Mais il y a une cohérence dans les taux d’utilisation signalés : 90 % d’utilisation signalée en 2009, 130 % en 2013. Que ce ratio ait chuté pendant quatre ans avant de flamber – ou d’augmenter lentement, comme l’indique les chiffres officiels des transplantations (clairement manipulés), est impossible à vérifier. Une augmentation régulière semble plus intuitive et plus cohérente.

Pourtant, de nouvelles constructions sont en cours en 2015 sur un tout nouveau site, dont un service de consultation externe capable d’accueillir entre 6 000 et 7 000 patients journaliers, un centre d’urgence capable de traiter 1 200 patients par jour , un parking souterrain d’une capacité de 2 000 véhicules et un héliport.

Cette nouvelle construction, qui a débuté en juillet 2015 et devrait se terminer à la fin de 2017, aura une capacité totale de 2 000 lits. On ignore encore combien de lits seront consacrés aux transplantations

Quels sont les nombres exacts sortant de ce kaléidoscope d’activités ? L’hôpital voudrait nous faire croire que lorsque leur nouveau centre de transplantation a été opérationnel, avec des centaines de lits supplémentaires et beaucoup d’installations plus sophistiquées, il n’y aurait pas eu d’augmentation du taux de transplantation en conséquence.

Les seules données officielles pour la période après 2006 sont un chiffre de 5 000 greffes cumulées en 2010 et 14 000 en 2014 – une augmentation linéaire soignée.

Mais les faits brossent un tableau différent : des témoignages de receveurs d’organes coréens disent que le taux d’occupation était beaucoup plus important que ce que l’hôpital pouvait contenir ; des documents de construction ont montré la nécessité d’une expansion continue des locaux après 2006 ; et l’imposant personnel montre également que des milliers de greffes auraient été réalisées par plus d’une centaine de médecins.

Avec une utilisation proche ou supérieure des 500 lits au Centre oriental de transplantation de Tianjin entre  2007 et fin 2013, le nombre total de transplantations pourrait se situer aux environs de 50 000 en fonction de la durée de séjour des patients. Seules des estimations très approximatives sont possibles étant donné les nombreuses inconnues. 

Ceci est beaucoup plus élevé que le total cumulé de 10 000 transplantations de foie sur plus de 15 ans, rapportées par les sources officielles. Ce nombre présente déjà un dilemme difficile à démêler, car les chiffres fondés uniquement sur le taux d’utilisation des lits, sont beaucoup plus élevés que les sources connues d’organes en mesure d’être expliquées.

Bien sûr, il n’y a pas moyen de savoir si ces documents de rénovation du bâtiment du personnel hospitalier sont simplement falsifiés. Mais quel intérêt aurait l’hôpital à fabriquer des données sur ses plans de rénovation – informations soumises à une base de données nationale – après que les fonds aient été alloués et la construction terminée par les autorités municipales. La surface au sol ou le nombre de lits sont des infrastructures matérielles qui ne peuvent pas facilement être falsifiées et les ratios d’occupation des lits, venant de deux sources officielles distinctes, montrent la même trajectoire ascendante de leur utilisation entre fin 2006 jusqu’à fin 2013.

Il existe cependant de nombreuses mises en garde dans ces estimations, y compris le fait que le nombre d’exécutions induites par ces taux d’occupation de lits n’est pas clair. Le ratio n’est probablement pas d’une personne tuée pour un lit, étant donné que le don d’un rein unique, à un parent, par exemple, n’est ni fatal, ni contraire à l’éthique.

L’Hôpital central de Tianjin (Tianjin First Central) est pourtant certainement engagé dans cette forme d’activité de transplantation à partir de prisonniers de conscience. En outre, un décès peut donner des organes à transplanter sur plusieurs autres personnes. Dans le même temps, les médias chinois ont rapporté des témoignages sur Shen Zhongyang réalisant plusieurs transplantations de foie pour un seul patient.

Compte tenu des multiples variables et des vastes inconnues, il serait imprudent de proposer une estimation ferme du nombre d’exécutions qui ont pu avoir lieu pour alimenter l’activité du Premier hôpital central de Tianjin. Mais quel que soit ce chiffre, les conséquences sont les mêmes : la nécessité d’une source d’organes mystérieuse et inconnue. Alors, d’où ces organes proviennent-ils ?

 

                                                                                                                      J.BILHON

 

 

 

 

 

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